breath-tomohide-ikeya

Plongée sans retour

Le rythme d’une épave sur les flots et je suis là-bas contre cette eau qui me regarde lovée glissée dans son ventre scellée dans la mémoire des gestes appelée à naître je prolonge l’apesanteur du sein retirée des angles de la surface soudain l’air contenu des anciens m’oxygène et je me laisse porter par des…

hartwig-kopp-delaney

Déserte

Ne me laissez pas seule contre l’effluve des glaces qui s’amalgame au silence dites-moi que j’existe ma fureur reposée des humiliations de l’exil

La-femme-est-l-oiseau

L’instant d’après

Sans savoir l’heure qu’il est sans savoir qu’il est trop tard qu’au bout d’elle-même tout s’arrête que sans cesse tout s’éteint son cœur au-devant fermant le pas à l’instant d’après Elle a tout d’un oiseau

Redoutable

  La mer décharge son mouvement sur mon trouble millénaire broyant de ses mains lourdes mes victoires incertaines m’effaçant dans un brouillard liquide redoutable

femme-indigene-bresil

Indigène

Mille courbes dans l’espace ont le goût salé de mon enfance le zeste des pluies les ramène en porte-bonheurs sur ma peau je suis indigène octobre remue en moi la terre fugace des premiers pas ce refuge muré d’opales où tes mains attendent de me voir naître sous l’écorchure des lilas imprégnés dans ma vie…

aernout-overbeeke

Poème de janvier

L’enfant prend fuite méridien planté dans l’hiver nos abîmes recouverts ta brûlure sur mon front je ne sais plus très bien nous y voilà à l’heure où rien ne règne dix fois plus grands

Aernout-Overbeeke-09

L’étoile la plus fade

En mes douceurs insoupçonnées ma saison morte entrouverte j’accueille des passants, des nomades doux parfumeurs désenchantés je ne suis entre tous qu’une escale une vieille gare abandonnée Je suis l’étoile la plus fade celle qui survit les doigts sans bagues le vague à l’âme, l’amour vague je cueille la nuit des bouts d’été le coeur…