Émoi
La vanille de sa voix sur ma joie immobile à l’étroit dans mon reflet stérile je ne suis belle pour personne les siècles engouffrent mon ventre froid je remets mes émois à l’automne et à l’aube qui me boit
La vanille de sa voix sur ma joie immobile à l’étroit dans mon reflet stérile je ne suis belle pour personne les siècles engouffrent mon ventre froid je remets mes émois à l’automne et à l’aube qui me boit
Ai-je oublié de vivre si longtemps que j’en suis morte suspendue entre deux inspirations machinales au point zéro des océans parmi tant de créatures abyssales tentant d’échapper à la douleur des autres
Tu me vends l’idée que les jours s’amenuisent et je te suis jusqu’à ton crépuscule en forme d’espace tes poumons plein les bras Comme un enfant des tranchées comme un enfant imprudent tu t’attaches à moi nos démarches errant dans la mémoire enfouie des chemins Tu dis que l’éternité capture les oies à mon corsage…
Apprivoiser la mort assoupie contre mon cœur chavirer son visage de feu repeindre avec de grands gestes exagérés le ciment de ma douleur contre mon cœur pressé Elle me renverse à son tour imparable à l’ombre des jours s’immisçant au plus pur de mes drames soulevant l’infinie peur du vide que j’incarne Son jeu me…
Leurs poings chargés de plomb peuplés de sang éparpillés dans l’étroitesse des amours absents s’exhibent avides d’éclat, défaits cloués à la paroi des limbes qui me bardent un sourire pour toute lumière chargée à blanc je me tue pour leur survivre et la pointe du jour m’emporte plus neuve qu’aucune naissance la colère liée au…
Je les ai laissés fouiller à la naissance du geste en mon centre où tout se retient pour s’offrir retirer tes cendres dispersées en mon sein accrochées au plus tendre de l’injure refermer le vide creusé sous ma peau de morte et me jeter au fond d’un trou mon corps interrompu
Tout sera dit les dunes de nos corps noués par les sables jailliront fixés tout entier comme des étoiles sur le Rhône
Si j’écrivais un grand poème sur une femme endormie aux longs doigts courant vers la mort alors que tu glisses vers elle et la revêts de ton pouls Si j’écrivais pour vous suspendre sous la peau étanche des secondes qui martèlent le sol jusqu’au vide Si j’écrivais comme on s’incline devant vingt années qui se…
À quoi bon danser avec les étoiles nos corps émus disloqués comme des souliers trop grands Assistons en direct à ce suicide collectif qu’est la vie blâmons les poseurs de bombes perforeurs d’hypocrisie vitale abreuvons la comédie pour égayer la démence broyons ce qu’il nous reste d’humanité Le show est trop beau Et moi je…