Guide de survie d’une exilée heureuse

Il y a un an, j’arrivais sur l’Île de Vancouver au volant de ma petite Honda Fit, après un long périple de 5 000 km à travers les États-Unis. Épuisée, mon grand bonheur commençant déjà à s’effriter, j’ignorais encore tout de ce qui m’attendait. Mais j’embrassais le risque et je vivais chaque minute de mon exil comme une libération.

Il y a un an, je commençais à vivre.

J’ai tant appris depuis mon arrivée ici. L’anglais, bien entendu, à en avoir mal à la tête, mais la vie allait m’enseigner beaucoup plus qu’une seconde langue.

Faire confiance

À la vie, à mon instinct, à mon talent, à la femme que je suis et à celle que j’ai envie de devenir. Accueillir l’inconnu à bras ouverts!

Lâcher prise

Cesser de tout voir comme une lutte à finir et accepter le plus sereinement du monde, avec un sain détachement, chaque obstacle, imprévu, petit ou grand bouleversement qui se présente. Ils constituent un capital d’apprentissage inestimable, et grandir ne se fait pas sans heurts.

Être patiente

Les blessures mettent du temps à guérir. M’inspirer de la nature, qui nous enseigne que rien ne sert de courir.

Aller vers les gens

Tous, sans exception, ont quelque chose à nous apprendre. Rester à l’écoute, faire preuve d’ouverture, d’humilité et de compassion.

M’appartenir complètement

Ériger un mur me protégeant de ce que les gens disent, pensent et attendent de moi. La norme, les standards, la majorité hypocrite, bien-pensante et tiède ne m’aura pas à l’usure. Vivre selon mes propres règles!

Expérimenter

Chaque jour, ou à tout le moins le plus souvent possible, faire quelque chose de nouveau. L’aventure n’a de fin que si nous refusons d’aller de l’avant, de découvertes en découvertes.

Vivre simplement

L’on ne se définit pas par le nombre de possessions que l’on accumule. Le bonheur est à mille lieux d’un condominium neuf, d’une voiture tape-à-l’oeil et d’un jeans Parasuco. Il se trouve dans un sentier qui parcourt une forêt infinie, dans une rencontre inattendue empreinte de sincérité et de douceur, dans l’accomplissement et la fierté d’avoir surmonté une crainte, dans l’émerveillement de la découverte, dans la spontanéité d’une création. Vivre simplement, c’est retrouver les joies oubliées de l’enfance.

***

Personne ne sait ce qu’il adviendra de l’exilée heureuse que je suis au courant des prochaines années. Vais-je recontrer l’âme soeur? Déménager en Guinée Équatoriale? Parcourir le monde sur un voilier? La seule chose qui m’importe est de savourer chaque moment qui passe et de garder mes sens en éveil. Il faut être prêt à tout, car la vie est une bien drôle d’abeille.

3 réflexions sur “Guide de survie d’une exilée heureuse

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