Tout était meilleur dans les années 80

Enfants des années 80

Si un radiologiste effectuait un scanner de mon cerveau, il y trouverait un hémisphère (le droit, probablement, celui qui s’emballe toujours pour rien) saturé de souvenirs des années 80. Car il faut bien l’admettre, c’était l’époque audacieuse de tous les possibles.

Oui, il était beau le monde et elle était belle la vie, en 1985.

Les enfants du voisinage formaient la bande des Big Wheels, à défaut d’avoir leurs BMX tant convoités. Les partys de piscine avaient lieu chaque jour. Les hot dogs et les May West nous étaient servis sans restriction. Le dépanneur du coin était le lieu de rencontre des plus rebelles, que nous craignions et admirions secrètement.

Les coupes de cheveux étaient toutes moches sur un pied d’égalité, dans leur extravagance et leur je-m’en-foutisme extrême (chère époque où nos mères s’improvisaient coiffeuses…) Nous n’avions pas conscience de l’absurdité de nos accoutrements et n’étions même pas tentés de nous épier dans le miroir avant la photo de classe annuelle.

L’influence massive des États-Unis nous avait donné Ghostbusters, Rambo et Tom Cruise. Nous chantions à tue-tête sur les airs des New Kids on the Block, de Boy George et Mr Mister en roulant vers le chalet. Nous découvrions avec un émerveillement sans fin les joies du Nintendo et la magie du VHS.

L’hiver, nous ne sortions jamais sans nos salopettes, nos tuques et nos mitaines, envisageant une énième guerre de balles de neige ou la construction d’un nouveau fort. Les jours de tempête, nous rentrions à la noirceur, les joues rougies par le froid, extasiés devant un chocolat chaud fûmant.

Les maisons étaient modestes, comme les voitures et les campers, dans lesquels nous dormions entassés, coincés entre la glacière et nos bagages sens dessus dessous.

Même les adultes avaient l’air heureux et insouciants, contents de se retrouver chez un ou chez l’autre pour Pâques, Noël ou le Jour de l’An. Impatients de se relancer sur les routes en direction de la Gaspésie, du Nouveau-Brunswick ou du Vermont. Emballés par le plein air, les ciné-parcs et les cornets de crème glacée molle.

Que reste-t-il de cette époque de légèreté, où nous vivions collés les uns sur les autres sans nous inquiéter des lendemains qui déchantent? Recherchons-nous tous en vain la moindre trace, la plus infime étincelle du paradis perdu?

Quoi qu’il en soit, Jacques Ferron avait vu juste en affirmant : « Il vaut mieux garder la nostalgie d’un paradis en le quittant que de le transformer en enfer en y restant. » Ce que l’on appelle, en des termes plus concrets, évoluer… vers d’autres lieux et d’autres temps.

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