Quatorze d’elles

tuerie-polytechnique-1989

Nous ne vous oublions pas.

Il a retiré
une à une
les étoiles d’elles
forant au plus secret de l’ardoise
là où l’instinct du temps intact
soulève l’arabesque des corps

J’ai le vertige de toi mon amour
le vertige de ton amour qui me porte comme un fruit
non loin mes soeurs
s’allongent
une à une
sous le faix
sanglées
balafrées de part en part
escortées hors du champ
en un grand vacarme qui dure

Oh! combien de femmes mon amour combien
sont tombées sur les dalles
ce jour où un homme
armé de sa propre fin
condamna quatorze d’elles
à lui tenir la main

6 réflexions sur “Quatorze d’elles

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s